Éditorial de la décennie


Terre des jeunes Gonaïves — 10 ans tête haute

En Haïti pour la protection de l’environnement

 L’ÉDITORIAL DE LA DECENNIE

TERRE DES JEUNES GONAIVES

  • Hier

  • Aujourd’hui

  • Demain

Ce fut en février 1998, au centre d’agriculture Saint-Barnabas que l’heure a été sonnée pour que les jeunes professionnels Gonaiviens de cette institution emboîtent le pas en décidant de créer leur propre antenne TDJ pour le département de l’Artibonite à coté de celle de Terrier-Rouge pour le Grand Nord, La Gonave et Port-au-Prince pour l’Ouest. Malheureusement, ces deux derniers n’ont pas pu résister à l’instabilité politique et économique du pays des dernières années. Dans l’ensemble, toutes ces antennes représentaient Haïti au sein du mouvement transnational de Terre des jeunes. Grâce à certaines personnes porteuses d’espoir telles Antji Daniel Ouaché, Aouane, Henry et Riel Huaorani, ces jeunes Haïtiens ont décidé d'amener, à tout prix, du sang neuf en matière de protection de l’environnement, dans l’espoir de redonner à leur patrie chérie sa couverture végétale d’antan.

Ainsi Constituée, l’organisation locale était partie sur la base de collecter des fonds auprès des institutions locales en vue d’organiser une première fête de l’arbre annuelle. Le comité s'est chargé de ramasser les graines des fruits qu'ils mangeaient. Ces graines ont ensuite été mises en terre dans une sylvelle (pépinière) avant que les plantules, parvenues à maturité, soient replantées dans un espace accordé par la municipalité durant la première Fête de l’arbre en 1998.

Pour y arriver, d’autres jeunes commençaient à s’intégrer bénévolement dans le mouvement mais c’était très difficilement qu’ils arrivaient à comprendre la philosophie, si différente et nouvelle à leurs yeux, au point que plusieurs nous laissent à mi-chemin.

En 1999, 2001 et 2002, trois (3) Fêtes de l’arbre ont été réalisées avec des moyens de misère reçus de quelques institutions non gouvernementales comme CARE, CARITAS… de concert avec quelques écoles membres de TDJ.

Ensuite, l’équipe en place avait pensé d’installer des panneaux de sensibilisation à l’environnement, dans des points stratégiques de la ville et de ses environs. Ils ont aussi procédé à l'enregistrement officiel de leurs écoles membres à travers les Gonaives. Ceci devait prouver à des bailleurs de fonds que l’organisation est bien représentée et utile à la communauté. Cette aide financière était nécessaire pour continuer la formation des jeunes et reprendre la tradition de la Fête de l’arbre dans le pays pour reboiser complètement Haïti chérie.

Aujourd’hui qui sommes nous?

Nous sommes l’unique organisation dans ce domaine à avoir le permis officiel de la municipalité pour installer un bureau de contacts, non seulement avec d’autres organisations, écoles et groupes de jeunes de la région (travaillant ou non dans la protection de l’environnement), mais aussi pour des organisations partenaires et pour tout ceux qui désirent faire carrière avec nous.

C'est aussi le premier et unique centre de défoulement et de rencontre des jeunes Terre des Jeunes pour l’environnement en Haïti et dans les Caraïbes qui a déjà planté et distribué des milliers de plantules avec l’aide de l’équipe de Québec, de la Fondation Roncalli, avec l’appui de nos 60 écoles et institutions partenaires de zone, surtout à travers les deux dernières fêtes de l’arbres (2006-2007) qui étaient pleines de succès.

Terre des Jeunes et ma patrie font un

Nous ne passons pas inaperçus : Terre des Jeunes est très connue dans notre communauté et particulièrement par notre municipalité, L’union Européenne, CHF internationale, la Muinustah (Nations Unis), les ministères de l’Éducations et de l’Environnement et de la Planification, de l’Oxfam GB et ACDI avec lesquels nous avions déjà travaillé en partenariat dans des projets communautaires.

Terre des Jeunes par son bureau assure la représentation de SOShaiti dans la région depuis plus deux ans.

Actuellement nous sommes en train de planifier une semaine extraordinaire qui aboutira à des rencontres importantes sur la Fête de l’arbre 2008 avec le nouveau slogan « Terre des Jeunes pour une Haïti verte et vivable ». Cette année encore, des activités sont prévues au cœur des Gonaives pour avant et après le 5 juin, journée mondiale de l’environnement, avec l’accord de la mairie locale et l’appui financier de la Fondation Roncalli.

En ce moment là plusieurs autres entités viendront pour dire avec nous « Oui à un environnement sain, vert et vivable et non à l’insalubrité et à la désertification de notre TERRE ».

Quelles Perspectives d’avenir?

Nous voulons être, grâce au support du reste du monde, du créateur de cet univers et aux actions continues de toutes les entités susmentionnées, l’organisation jeunesse de référence de la communauté, du pays et voir les Caraïbes même, en matière de protection de l’environnement. Notre organisation est émergée du vestige de la société haïtienne, un peuple résistant, amoureux, courageux, fort, et nous avons beaucoup d’intérêt à voir grandir positivement autant notre organisation que notre pays. Ceci fait très sincèrement notre fierté non seulement aux yeux de nos compatriotes, mais aussi aux yeux de tous les habitants de la planète qui luttent pour la frondaison de la terre.


 

Janvier 1804 Haïti chérie perle des Antilles (L’Indépendance et le verdissement en arbres).

Février 1986 Haïti chérie terre de feu (Fin de la dictature et le début des troubles politiques).

Février 2008 Haïti chérie terre des Jeunes (L’éclatement de la philosophie environnementale des jeunes)

Remarques :

Haïti a été refoulé de tous les pays du monde comme étant l’un des coins chauds de la planète, Gonaives étant la ville la plus controversée de toute l’histoire politique du pays. Effectivement, il semble que tous les projets de développement communautaire (projets d'infrastructure, d’éducation, de santé et d’environnement) accompagnés des gros budgets des grands organismes internationaux sont dans l’impasse ou dans l’impossibilité de bien satisfaire les besoins de la population. À l'opposé, Terre des Jeunes est une organisation menée par des bénévoles haïtiens motivés par la réelle protection de l’environnement en Haïti. Cette formule de proximité a eu de grands succès et travaille encore en toute quiétude aux Gonaives.

  • D’après vous n’est ce pas l’un des endroits le plus beau des Antilles, Haïti?

  • La façon qu’on a vendu l’image d’Haïti au reste du monde reflète-elle une pure réalité ?

  • La tempête Jeanne a-t-elle mis fin à la vie aux Gonaives ?

  • Disant qu’Haïti est le plus pauvre des pays de l’hémisphère, cela empêche-t-il aux Jeunes de garder leurs sourires de tous les jours ou de continuer leurs études ?

  • Les Jeunes ont-ils tous l’intension d’abandonner leur terre natale ?

  • Que représente la diaspora Haïtien pour ce pays?

Toutes ces questions ou autres, si vous souhaitez avoir leurs réponses ou si vous aimez ou détestez notre mission, n’hésitez pas à nous envoyer vos suggestions, conseils et commentaires aux adresses suivantes :

Terre des Jeunes Gonaives- Haïti

17, ruelle Dejean Gonaives (Entrée

Hôtel Heberson)

Ou

233 Parc Vincent Gonaives –Haïti

Courriel :

terredesjeunesorgo@homail.com

Tel : 509-3-650-7808 /509-3-548-8619

509-3-464-1236 /509-3-823-7651

Nous comprenons qu’il serait sage d’inviter d’autres groupes de jeunes de tout horizon à nous rejoindre dans cette même direction en affirmant : « je protége mon environnement ».

Remerciement à :

Riel Huaorani

Albert Albala

Lydie Servanin

Sophie Dubois-Veilleux

Isabelle Harmegnies

Melodie

Oans Macheal

Antji D Ouaché

Aouane

Kissou

Nadia Maroc

Ma Foret CCôte d’Ivoire

Fondation Roncalli

SOS Haiti

Sun FM

Étincelle FM

Les 60 Écoles affiliées Gonaives

Centre Multimédia Gonaives

Tous les amis du www.reforestation.net

L’équipe de la coordination de Terre des Jeunes Gonaives Haïti

Augustin Dieuseul Joël Président

Dervil Guerby Vice président

Joseph Johnny Secrétaire

Previlon JacquesEdouard Trésorier

Marie Paule V.Clerjuste Conseillère

 

Février 1998 –Février 2008

Le même nom, la même équipe évolue toujours dans «l’uni-vert »des arbres