Présentation du secteur forestier en Côte d'Ivoire

 

 

Zones Ecologiques

En Côte d’Ivoire, on distingue trois grandes zones écologiques:

  • Au nord le secteur soudanais, caractérisé par une alternance de forêts claires, de savanes boisées, arborées et herbeuses et de plateaux latéritiques;

  • Au centre le secteur mésophile qui est une zone de transition constituée d’une mosaïque de savanes, de forêts claires et de forêts denses semi-décidues;

  • Au sud le secteur ombrophile caractérisé la forêt dense humide

A ces trois grandes zones s’ajoutent des forêts marécageuses, des forêts de montagne situées à l’ouest et des mangroves sur le littoral.

Zone forestière

La zone de forêt s’étend sur la moitié sud du pays. Le climat dans cette zone est généralement de type tropical à 4 saisons: 2 saisons sèches et 2 saisons de pluies. La couverture végétale se distingue en deux zones qui sont la forêt dense humide sempervirente et la forêt dense humide semi-décidue.
La zone forestière abrite une grande diversité floristique et faunique. Malheureusement, de 16 millions d’hectares au début du siècle dernier, la forêt dense humide est passée à
9 millions d’ha en 1965 et à 3 millions d’ha en 1991. Aujourd’hui, elle est estimée à environ 2,5 millions d’hectares. Cette situation est imputable à l’agriculture extensive basée sur la technique des cultures itinérantes sur brûlis, la surexploitation de la forêt en bois d’œuvre et bois énergie et les feux de brousse.

II) Politique et Réglementation forestières

La réglementation forestière en Côte d’Ivoire s’appuie sur deux importantes lois:
la loi n° 65-255 du 4 août 1965, relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse.
la loi n° 65-425 du 20 décembre 1965, portant code forestier qui définit les forêts, les aires de protection et de reboisement ainsi que les catégories de droits qui existent dans le domaine forestier. Le code forestier couvre la constitution de réserves et de forêts classées, l’exercice des droits coutumiers et la délivrance des concessions d’exploitation forestière dans les forêts du domaine de l’Etat ;
A partir de ces deux lois va s’édifier toute la réglementation avec des décrets, des arrêtés ou des ordonnances qui ne sont autres que des textes d’application ou d’orientation des décisions politiques en matière forestière. Ainsi, face à la dégradation croissante des ressources forestières du pays, le Gouvernement a pris à partir de 1994 les mesures suivantes:

  • Interdiction de l’exploitation forestière au-dessus du 8ème parallèle;

  • Gel de l’exploitation forestière dans les périmètres à cheval sur la zone rurale et les forêts classées;

  • Création d’un fichier d’opérateurs de bois agréés;

  • Sensibilisation des populations riveraines des forêts classées et du domaine rural ainsi que des industriels du bois en vue de leur adhésion à la réforme de l’exploitation forestière;

  • Intensification des contrôles des activités d’exploitation par la création d’une Direction de la Police Forestière et du Contentieux et le renforcement des moyens de surveillance;

  • Poursuite de l’aménagement des forêts classées;

  • Intensification du reboisement villageois (qui aurait pu être la solution s’il était bien suivie).

1) Activités forestières

1.1. Exploitation de produits forestiers

1.2. Exploitation de bois d’œuvre et d’ébénisterie

L’exploitation forestière a débuté en Côte d’Ivoire en 1880. Elle s’est développée durant la période coloniale. La production de bois d’œuvre et d’ébénisterie a connu un grand essor après l’indépendance. Le volume des coupes devient très important dans les années 1970. Il atteint son niveau le plus élevé en 1977 (5 321 000 m3) avant de décroître jusqu’à 2 millions de m3 aujourd’hui.
La réforme de l’exploitation forestière a été introduite par le décret n° 94-368 du 1er juillet 1994 pour améliorer la gestion de l’exploitation forestière, valoriser la ressource ligneuse par une transformation plus poussée du bois, réhabiliter le domaine forestier par des activités de reboisement et assainir la profession d’exploitant forestier. L’exploitation forestière se pratique désormais en dessous du 8ème parallèle par le biais de périmètres d’exploitation forestière, d’une superficie minimale de 25 000 ha.

1.3. Exploitation de Produits Secondaires

La principale utilisation de la forêt par les populations rurales est l’extraction de combustibles ligneux pour satisfaire leurs besoins en bois énergie.
La consommation de bois de feu et de charbon de bois est difficile à évaluer. Les besoins en bois de feu augmentent avec l’accroissement de la population et constituent une cause majeure de déboisement dans les régions de savane ainsi qu’au voisinage des centres urbains. La production de bois de feu a été estimée en 1995 à 14 millions de m3.

1.4. Produits Forestiers Non Ligneux

Il s’agit de différents prélèvements de fruits, d’escargots et autres petits animaux, de feuilles, de plantes médicinales, de rotin, de miel, cire, etc. Il n’existe pas de statistique sur les récoltes et les potentialités concernant cette catégorie de produits.

1.4.1. Industries Forestières

La première unité de sciage a été installée en 1918 à Grand- Bassam (au sud-est de la Côte d’Ivoire). Depuis cette date, l’industrie du bois s’est considérablement développée tout en se diversifiant. Elle se caractérise par la prédominance d’unités de sciages.
Cependant, les unités de déroulage et de fabrication de contre-plaqués s’installent de plus en plus, pour répondre à la demande locale et mondiale. Par ailleurs, face à l’imposition des quotas à l’exportation sur les sciages verts, les unités de sciages évoluent vers la deuxième et la troisième transformation.

Aujourd’hui le paysage industriel du bois se présente comme suit:

  • Unités de sciage 127

  • Unités de déroulage 15

  • Unité de tranchage 7

  • Unité de contre-plaqués 8

 
 

 

 

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Carte de la Côte d'Ivoire (cliquez pour agrandir)


Un arbre, le ficus étrangleur, commence sa vie en haut d'un autre arbre, la graine est déposée par des oiseaux, là, où l'ensoleillement est encore fort. Dans un premier temps, il grossit comme un épiphyte, vivant de minéraux déposés par les vents, les oiseaux, et l'eau de pluie. Ayant atteint une certaine taille, ces ressources ne suffisants plus, il descend des racines jusqu 'à la terre. Au fur et à mesure, que ses racines aériennes descendent le tronc hôte, elles l'encerclent. A terme l'arbre hôte est étouffé et meurt.
Le ficus prend sa place.


Route du champs


L a réserve de Taï. Le Parc National de Taï est la plus grande forêt tropicale primaire sous protection de toute la zone ouest- africaine. Son inscription sur la liste du réseau international des Réserves de la Biosphère en 1978 et du Patrimoine Mondial en 1982 dans le cadre du programme MAB - UNESCO reflète son importance.

 

Tableau 1: Volumes de productions annuelles par type d'industrie foresti俊e

 

1994

1995

1996

1997

1998

1999

Volume entr

�(m3 grumes)

2 040 040

1 985 781

1 743 290

1 994 850

2 152 612

2 176 632

Volume usin

�(m3 grumes)

1 903 970

1 937 468

1 772 945

1 861 858

1 417 154

1 872 716

Sciages

682 616

680 601

582 084

599 524

606 675

611 290

Déoulé

190 313

199 035

206 374

237 277

252 113

257 516

Tranché

15 615

16 054

15 888

14 314

15 225

13 601

Contre-Plaqué

41 376

39 310

42 981

64 000

75 638

58 728

Source: MINAGRA / DPIFR

Commercialisation des produits forestiers

Pour permettre le ravitaillement des usines locales de transformation de bois et faire baisser la très forte pression subie par la forêt ivoirienne, le décret n° 95-682 du 6 septembre 1995 qui interdit l’exportation des bois bruts équarris et en plots, exception faite des bois issus des plantations est entrée en vigueur à partir de 1997.
Par ailleurs, pour inciter les entreprises à une transformation plus poussée du bois, les quotas à l’exportation ont été imposés sur les sciages verts à partir de 1998. Il a, en outre, été fait obligation aux exploitants forestiers de reboiser des superficies proportionnelles aux volumes exploités (1 ha pour 250 m3 exploité en zone forestière et 1 ha pour 150 m3 exploité en zone pré-forestière).
Ces mesures ont entraîné un bouleversement dans la structure de la production et du commerce des produits forestiers ivoiriens. Ainsi, l’exportation de grumes a fortement chuté, se situant autour de 100 000 m3 en 1999, contre plus de 3 000 000 m3 au début des années 80; et la tendance est toujours à la baisse. Quant à l’exportation des sciages, elle se stabilise autour de 500 000 m3.

1.4.2. Conservation et biodiversité

Le Domaine Forestier Permanent de l’Etat, constitué principalement des Aires Protégées (Parcs Nationaux et Réserves) et des forêts classées couvrent aujourd’hui 5,6 millions d’hectares. Il est reparti pour 70 % en zone forestière et pré-forestière et 30 % en zone de savane. La flore et la faune des forêts ivoiriennes sont extrêmement variées. Le maintien de vastes étendues de forêts représentatives de tous les écosystèmes reste une préoccupation de notre ONG. A cet effet, la Côte d’Ivoire a ratifié la convention sur la biodiversité en 1996, et la stratégie en vue de
la conservation et de l’utilisation durable des éléments constitutifs de la diversité biologique en Côte d’Ivoire est en voie d’achèvement.

1.4.3. Reboisement et aménagement forestier

La réforme de l’exploitation forestière, initiée en 1995, a pour objectif principal la gestion durable de la forêt. Les périmètres d’exploitation forestière, attribués pour une durée de 20 ans environ, devraient bénéficier de plans d’aménagement.
L’aménagement des périmètres prévoit notamment l’exploitation rationnelle de l’espace attribué et la réhabilitation du domaine forestier à travers le reboisement qui est désormais obligatoire. Ainsi, il a été reboisé plus de 40 000 hectares par les exploitants forestiers attributaires de périmètres d’exploitation forestière au cours de la période 1997 - 2000. Le rythme moyen annuel de création de plantations forestières par les exploitants forestiers est de 8000 hectares. Depuis 1992, elle a en charge la gestion des forêts classées dont certaines sont déjà dotées de plans d’aménagement. A ce jour, 7 plans d’aménagement ont été adoptés et 82 sont en cours de préparation. Mais la SODEFOR reste toujours confrontée à l’épineux problème d’infiltration paysanne en forêts classées pour la réalisation de cultures agricoles. Les superficies de plantations agricoles réalisées en forêts classées se chiffrent à 630 119 ha en 1999

Tableau 2: Occupations agricoles en forêts classées

 

 

PERIODE

SUPERFICIE

(en HA)

 

POPULATIONS EN FORETS CLASSEES

(en nombre)

Forêts classées

Culture

Autoch-

tones

Alloch-tones

Etrangers

Totale

1991-1996

 

2 198 712

593 477

14 487

27 273

27 064

68 706

1996-1999

 

2 444 423

630 119

18 699

30 503

29 416

80 404

Source: SODEFOR/DT

La situation reste préoccupante, car toutes les stratégies mises en œuvre pour régler la question paysanne n’ont pas donné les résultats escomptés. La situation en 2020 sera insoutenable si la question paysanne en forêts classées n’est pas définitivement réglée. Les superficies de forêts naturelles vont décroître et les efforts d’aménagement seront vains.

2). Protection des forêts et Lutte contre les Feux de Brousse

2.1LES FEUX DE BROUSSE

La protection du patrimoine, c'est aussi la prévention et la lutte contre les feux de forêts, particulièrement pendant la saison sèche de novembre en février. Encore un exemple de mission confiée aux riverains. En cas d'incendie, des pompiers villageois volontaires luttent contre les feux en appui aux unités d'intervention SODEFOR.

2.2 LES PROBLEMES LIES A LA GESTION DES PLANTATIONS

Les deux problèmes majeurs auxquels est confrontée la gestion des forêts sont : les incendies de forêt et les attaques parasitaires.

a)Les incendies de forêt

Les premiers incendies de forêt importants sont apparus au cours de la campagne 1982 1983 de décembre en février. Les feux qui ont parcouru près de 6500 ha, ont causé des dégâts considérables estimés à 2200 ha de plantation détruit. Déjà en 1981-82, 165 ha de plantation avaient été parcourus par les feux et la sécheresse très marquée de l'année suivante, favorise les feux, qui depuis cette date sont devenus une préoccupation majeure . Les dégâts observables après le passage des feux sont saisissants et désolants.
Au cours des années suivantes des feux se sont signalés mais l'organisation de la lutte et les mesures de prévention contre les incendies mises en place depuis 1984 ont permis d'amoindrir les dégâts. A séjour on peut estimer à des milliers d'hectares de plantation, friches, et zones de bas-fond parcouru par les feux dans les forêts.

a.1)Les Causes des Incendies

Avant 1982, les feux ne représentaient guère de danger en zone forestière, mais en 1983 la dégradation des conditions climatiques et l'accès de l’harmattan aux régions forestières occasionnent des incendies incontrôlables avec des fronts de feu sur plusieurs kilomètres accompagnés de flammèches.
Si les conditions climatiques surtout la sécheresse prolongée et rude ont été un facteur primordial dans l'ampleur des feux, les causes et leurs origines demeurent anthropiques, car ils proviennent essentiellement de la pratique du brûlis des paysans pour la préparation de leurs terrains de culture, et de la chasse.
En effet, aux feux provenant de l'extérieur des zones de savane où la pratique des feux de brousse est courante, il faut ajouter les feux dont les foyers se situent à l'intérieur des forêts classées avec les nombreux paysans installés dans les zones.

a.2)Les mesures de prévention et de lutte contre les feux

Afin de protéger les plantations de cette calamité les dispositions suivantes ont été prises:
Organisation d'un service de protection contre les feux, tant au niveau du siège qu'à ceux du terrain, pour mener des actions de sensibilisation des populations, de surveillance intensifiée pendant la période de haut risque, et enfin de lutte active en cas de feu.
Réalisation de pare-feu externe et interne boisé de Teck et de diverses autres espèces sur 417 km; et de pare-feu nu sur 652 km; Qui doivent servir aussi de cloisonnement du terrain pour le cas des pare-feu intérieurs !
mobilisation de matériels et acquisition d'outils de lutte, matériels de communication radio, des vélos pour les patrouilles et des travaux d'aménagement de points d'eau
nécessité d'utiliser tous les terrains disponibles sur les chantiers dans la mesure du possible, afin d'éviter l'installation de plantations agricoles par les paysans dans les zones non plantées
Recensement des paysans afin de les aider à se réinstaller hors forêt classée. Cette aide provisoire fut envisagée dans le cadre de l'aide au développement fournie par le Programme Alimentaire Mondiale(P.A.M.) dès 1985.
Création de comités de surveillance et de lutte contre les incendies d'abord avec le personnel des sapeurs pompiers militaires, puis avec les paysans riverains des forêts en danger, et mise en place d'équipes de six (6) gardes forestiers sur chaque chantier
Abattage des arbres secs, principaux responsables de la propagation des feux, sur une bande de 200 m environ le long des limites des forêts.
Surveillance météorologique pendant la période de saison sèche de Décembre en Avril.
Les actions de réhabilitation des parcelles parcourues par les feux
A la suite des premiers incendies d'importance, des actions de réhabilitation des parcelles incendiées ont été entreprises après appréciation de l'importance des dégâts et le comportement des tiges touchées dépendant des espèces, l'âge du peuplement et également de l'intensité des feux. Le résultat de ces constats induit les travaux à mener.
Dans les parcelles de Fraké des chantiers de Téné et de Sangoué, on a procédé au recépage des tiges endommagées un à trois mois après le passage du feu, puis conduite des rejets les plus vigoureux. Une opération de buttage pour faciliter l'enracinement des rejets sélectionnés qui étaient collés aux souches, a été menée. La même opération de recépage réalisée dans les parcelles de Cédréla n'a pas donné de bons résultats car cette essence rejette abondamment.
Dans les parcelles de Teck à l'exception de celles de moins de deux à trois ans où des recépages et taille de forme sont opérés, le peuplement âgé qui ne subit pas de dommages importants est laissé en état.

3. Secteurs d’Influence

3.1.1. Démographie et Urbanisation

De 1988 à 1998, il ya eu augmentation de la population ivoirienne d’environ 3,3%. La répartition géographique de la population fait apparaître un déséquilibre entre la zone de forêt située dans la moitié sud du pays (78% de la population totale) et la zone de savane ( 22% ).
La répartition selon le milieu de résidence donne 57 % vivant en milieu rural et 43 % dans les villes.

3.1.2. Développement Agricole

L’analyse des statistiques de production, de l’emprise des terres cultivées sur le territoire et de la typologie des exploitations, montre que l’agriculture ivoirienne demeure extensive et grosse consommatrice d’espace. D’une spéculation à l’autre et d’une année à l’autre, la production totale exprimée en tonnes de produits s’est accrue. Cet accroissement n’est nullement le fait d’un gain de productivité; mais il est étroitement lié à l’accroissement des superficies cultivées et du nombre des actifs du secteur. Au niveau des superficies, les spéculations agricoles couvraient en 1965 une superficie totale de 1 900 000 ha soit 6% du territoire national. En 1975, elles en occupaient 11 % et en 1990, 23 % soit 7 500 000 ha .
La production agricole demeure encore la base de l’économie ivoirienne. Le secteur agricole a représenté près de 30% du PIB sur la période 1990- 1997, 70% des recettes d’exportation et emploie 2/3 de la population active. Les productions sont fortement centrées sur les cultures d’exportation et particulièrement dominée par le binôme Café- Cacao. Arrivent, en second plan, les cultures vivrières les plus importantes comme le riz, l’igname, la banane plantain, le manioc et le maïs.
Premier producteur mondial de cacao, second exportateur africain d’hévéas, troisième producteur mondial d’huile de palme, et de café, le pays est aussi un gros exportateur de coton. Les autres produits d’exportation sont notamment la banane, l’ananas, l’anacarde, les mangues et les plantes ornementales. La filière café-cacao représente en valeur, les 2/3 des exportations agricoles, agroalimentaires et forestières, soit près de la moitié des exportations. Les exportations de café et de cacao contribuent à environ 30% des recettes fiscales de l’Etat. La production de cacao a atteint 1 403 000 tonnes en 1999 – 2000 soit 45% de la production mondiale. Celle du café est en moyenne de 379 000 tonnes .
La production nationale de coton a atteint en 1999/2000 un niveau record de plus de 390 000 tonnes pour une superficie d’environ 291 000 ha repartis entre 160 000 planteurs. Les filières de l’hévéa et du palmier à huile sont caractérisées par un vieillissement du verger, surtout en ce qui concerne les plantations villageoises. Les prix ont également chuté au cours des dernières campagnes. Les filières ananas banane sont confrontées à des problèmes de compétitivité et aux règles de l’OMC. Des actions rigoureuses sont à entreprendre pour leur survie. Au niveau de la canne à sucre, des plantations villageoises ont été mises en place récemment pour faire place aux plantations industrielles trop coûteuses. La principale menace de la filière réside dans la fraude à l’importation du sucre.

3.1.3. Elevage, Chasse et Pêche

L’élevage représente moins de 1% du PIB; il s’est développé depuis près d’une vingtaine d’années grâce à l’appui financier de l’Etat et au dynamisme d’opérateurs privés.

3.1.4. Mines et Energies

La technique d’exploitation généralement utilisée (lixiviation), ajoutée à l’exploitation artisanale des zones diamantifères de Séguéla et de Tortiya contribuent à la dégradation du couvert végétal par la destruction de superficies forestières plus ou moins importantes.
La cuisson des aliments se fait donc dans des foyers à bas rendement énergétique; ce qui nécessite, pour satisfaire les besoins, de grandes quantités de bois énergie. En estimant sur la base des données du recensement de 1998, et celles relatives aux prévisions de consommation d’énergie en 2020, la population globale de la Côte d’Ivoire aura été multipliée par 3,3; la consommation de biomasse énergie devrait être multipliée également par 3,3; alors que le niveau de production de biomasse du domaine forestier rural hors forêts classées estimé en 1986, équivaudrait à 65 % de la consommation en 2020. Au niveau des forêts classées, la production est estimée à 6 millions de tonnes équivalent à 20 % de la consommation en 2020. L’équilibre entre l’offre et la demande de biomasse énergie ne peut donc être atteint sur ces bases.

4. LE SECTEUR FORESTIER

4.1. Forêts et Plantations

4.1.1 Forêts Naturelles

Les estimations les plus optimistes aujourd’hui font état de 2,5 millions d’hectares d’îlots de forêts disséminées, fortement dégradées par l’agriculture itinérante et appauvries par l’exploitation forestière de type minier. Les mesures préconisées dans le cas de la reforme forestière et de la nouvelle politique laissent supposer que la dégradation des forêts naturelles va se poursuivre pour atteindre un minimum.
Les forêts classées, environ 2 millions d’hectares, sont gérées par la SODEFOR crée en 1966 pour les besoins de reboisement. A ce titre, elle devient le principal gestionnaire des forêts classées du domaine forestier permanent de l’Etat.Quant aux parcs nationaux et réserves d’une superficie d’environ 2 millions d’hectares, repartis dans les zones écologiques du pays, ils connaissent un taux de dégradation de l’ordre de 10%. Il faudra chercher à

  • améliorer la capacité de gestion des parcs et réserves de Côte d’Ivoire

  • mettre en place une stratégie de gestion plus efficace des parcs et réserves par une participation plus accrue des ONGs, des populations riveraines et du secteur privé.

Récemment, en 1999, une action importante a été réalisée avec la parution de la monographie nationale sur la diversité biologique. Les résultats de cette étude ont mis à jour l’inventaire des ressources naturelles qui se trouvent dans le pays, ont permis l’identification des menaces qui pèsent sur la diversité biologique, et ont contribué à mettre en exergue les déficiences et les lacunes majeures qui existent au niveau de la conservation des ressources naturelles.
A la suite de cette activité, il y a la formulation de la Stratégie et le Plan d’Action Nationale sur la Diversité Biologique en phase d’achèvement.

4.2. Industrie Forestière

L’industrie forestière ivoirienne, qui a connu un développement spectaculaire dans les années 70 – 80, rencontre quelques difficultés aujourd’hui. Difficultés qui trouvent leur origine dans la raréfaction de la matière première ligneuse. Ainsi, les bois de tranchage (Aniégré, Aningeria robusta et Bété, Mansonia altissima) sont devenus rares et de petit diamètre. Cette situation entraîne une diminution constante de la production industrielle de tranchage. Aussi est-elle passée de 20 000 m3 en 1988 à 12 000 m3 environ en l’an 2000.
Pour palier l’insuffisance de grumes, les unités de tranchage achètent des billes de bois importées de la Guinée ou du Libéria. Cette production industrielle de tranchage va continuer à décroître dans le temps et aura pour conséquence la fermeture de certaines unités de tranchage. Les unités de sciages rencontrent, elles aussi, les mêmes difficultés. Les essences nobles telles que: Acajou, Bété, Niangon, Makoré, Aboudikro, Sipo se sont raréfiées. L’Iroko (Chlorophora regia), dont la production s’est accrue au cours de la dernière décennie 1990-2000, commence à connaître la même baisse de production que les bois précités. La production de bois blanc est également en régression constante. Aussi, certaines unités de sciage ont-elles commencé à fermer. Cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir. Seuls les grands groupes industriels, bien que rencontrant des problèmes d’approvisionnement, devraient résister à cette crise de matière première. Ils se délocaliseront en rachetant les petites scieries incapables de supporter la concurrence.
Par contre, les unités de déroulage et de fabrication de contreplaqués se développent assez bien pour répondre à la demande locale et du marché. Elles connaîtront, quant à elles, un essor certain dans les années à venir à cause de la disponibilité de la ressource et de la forte demande de marché mondial.

4.3. Situation de l ‘offre et de la demande de bois

D’une manière générale, la demande des produits forestiers est très importante, tant sur le marché local qu’au niveau mondial. Cette forte demande s’est traduite par une pression sur la forêt qui a décru en superficie et s’est appauvrie en essences de bois d’œuvre.
Aujourd’hui la structure de l’offre a été bouleversée et profondément modifiée. Les bois de tranchage et de sciage, autre fois abondants, se sont raréfiés. L’offre en bois de tranchage est très faible et la tendance est à la baisse.
A l’horizon 2020, l’offre devrait se situer autour de 10 000m3. Concernant les bois de sciage, les essences dites nobles se sont raréfiées-elles aussi au profit des essences secondaires encore moins utilisées. La disponibilité en bois ronds industriels de forêts naturelles est d’environ 2 500 000 m3 par an.
Par ailleurs, la production de bois ronds issus des plantations est en hausse. Les plans d’aménagement, déjà élaborés, des forêts abritant les plantations forestières ont permis d’estimer la production annuelle moyenne de bois d’œuvre de plantation à 622 000 m3 par an entre 2008 et 2012. La production de bois de chauffage est difficile à évaluer. Toutefois, on estime que le bois de chauffage représente 80 à 90 % de toute la consommation de bois. En 2020 on estime que le pays connaîtra une pénurie de bois de chauffe qui pourrait bien être compensée par d’autres combustibles, notamment, les hydrocarbures, le gaz butane et l’électricité.

4.4. Implications sociales et économiques

Le bois et les activités du secteur bois ont joué et continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement social et économique de la Côte d’Ivoire. Troisième produit d’exportation pendant plus d’une vingtaine d‘années, les activités du secteur bois ont connu une nette régression ces dernières années. Cela s’explique en partie par la raréfaction des essences de bois d’œuvre, la structuration de l’industrie du bois qui compte un nombre trop important d’unités de première transformation et les contraintes actuelles du marché.
Au plan social, les pertes d’emplois et de revenus sont nettement perceptibles avec la fermeture de plusieurs unités de transformation et la baisse d’activités dans toutes les composantes du secteur (exploitation, transformation, transport, commercialisation…)
Au plan économique, le prix du marché, le coût élevé du matériel et des carburants sont autant de facteurs défavorables.

4.5. Cadre institutionnel

4.5.1. Administration forestière

Les structures administratives en charge de la gestion des activités forestières et environnementales ont connu une instabilité quasi-permanente depuis l’ère des indépendances en 1960. Tantôt Direction des Eaux et Forêts, tantôt Direction de la Police Forestière de 1960 à 1966; Direction des Eaux et Forêts et de la Chasse de 1966 à 1970; puis Secrétariats d’Etat chargés l’un de la reforestation et l’autre des parcs nationaux de 1971 à 1974.
Le premier Département ministériel pour les Eaux et Forêts est crée en 1974; à partir de cet instant, cette instabilité va se renforcer jusqu’à l’heure actuelle. Ainsi, à partir de 1976, les différentes activités relevant du secteur forestier seront confiées à deux ministères: le Ministère des Eaux et Forêts et le Ministère de la Protection de la Nature. Jusqu’en 1977.
En février 1981, deux Ministères se partagent les activités; Il s’agit du Ministère des Eaux et Forêts et du Ministère de l’Environnement. Puis le Gouvernement de novembre 1983, associant les activités forestières et agricoles, crée le Ministère de l’Agriculture et des Eaux et Forêts en cédant la pisciculture et la pêche au Développement Rural. En juillet 1986, le Ministère des Eaux et Forêts retrouve sa place au sein du nouveau gouvernement. Les changements se sont toujours poursuivis et en 1990 est né le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales.
Puis, à partir de 2000 on est passé successivement du Ministère de la Construction et de l’Environnement, du Ministère de l’Environnement de l’Eau et de la Forêt pour aboutir enfin au Ministère des Eaux et Forêts et Ministère du Cadre de vie et de l’Environnement en 2001.
La diversité des activités forestières a amené l’Administration forestière à créer des structures plus ou moins spécialisées. Cette spécialisation s’est opérée dans quatre grands domaines à savoir:

  • la production de bois et l’industrie forestière

  • la protection de la nature, de l’environnement et de l’exercice de la chasse
    la pêche et la pisciculture

  • la formation et la recherche forestière
    Cette instabilité a été et demeure un sérieux handicap dans le contrôle, le suivi et même la poursuite des projets et programmes initiés dans le secteur. A cela, il faudra ajouter le personnel technique en nombre insuffisant, des moyens matériel et financier inexistants.

4.5.2. Secteur privé et Société Civile

Les activités forestières industrielles en Côte d’Ivoire sont conduites par le secteur privé; que ce soit dans le domaine de l’exploitation du bois et des produits non ligneux ou dans celui de la transformation de la matière ligneuse. L’Etat se réservant les fonctions du choix et de l’encadrement des opérateurs, du suivi et du contrôle des activités, de la réglementation, de la formation et de la recherche. Les opérateurs économiques sont en général regroupés en syndicats pour discuter avec l’Administration et défendre leurs intérêts. Le secteur privé industriel est organisé et contrôle le secteur.
Les organisations non gouvernementales(ONGs) par contre sont d’assez récente création et ont des actions encore marginales dans le secteur. En dehors de quelques-unes qui émergent, la plupart des ONGs du secteur forêt et environnement sont très timides et ont des actions limitées. Avec une meilleure organisation et des programmes cohérents, elles pourront certainement dans le futur avoir un impact important sur le développement du secteur.
Quant aux populations rurales, elles jouent un rôle prépondérant; surtout dans l’exploitation et la commercialisation du bois énergie et des produits non ligneux. Leur rôle est d’autant plus important que leurs attitudes conditionnent le succès ou l’échec de tout programme de développement en milieu rural.

4.5.3. Formation et Recherche Forestières

La formation forestière était assurée par plusieurs écoles: les Ecoles Forestières du Banco et de Bouaké pour la formation des techniciens et techniciens supérieurs ( MPVA et APVA), l’Ecole forestière de Bouaflé pour la formation des Préposés des Eaux et Forêts, l’Institut Agricole de Bouaké et l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Yamoussoukro pour le cycle supérieur (cycle ingénieur).
La formation forestière aujourd’hui est en crise. Pour des raisons plutôt budgétaires elle n’est assurée que par trois écoles dont les effectifs annuels sont loin de justifier le fonctionnement normal de ces établissements. Le taux de recrutement à la fonction publique du personnel technique formé est relativement faible, alors que les services forestiers connaissent un déficit important de personnel qui est de surcroît vieillissant. Ce déficit sera encore plus important en l’an 2020.
La recherche forestière connaît les mêmes difficultés. La restructuration de la recherche en Côte d’Ivoire n’a pas laissé de place à la recherche forestière initialement assurée par le CTFT(Centre Technique Forestier Tropical) puis, l’IDEFOR (Institut des Forêts). Ces structures sont fondues dans un grand ensemble dénommé Centre National de Recherche Agronomique( CNRA) qui prend en compte la recherche fondamentale, la recherche développement étant laissée sur l’initiative des demandeurs.

5. PERSPECTIVES ET PLAN D’ACTIONS

Le diagnostic présenté ci-dessus fait appel à deux situations probables ou scénarios possibles à l’horizon 2020.

Premier scénario: Il s’inscrit dans un contexte de changement devant rompre avec les pratiques anciennes dans une nouvelle vision de la foresterie en Côte d’Ivoire, en adoptant et réussissant la nouvelle politique forestière définie en septembre 1999.
Celle-ci préconise, dans la continuité des orientations définies dans le Plan Directeur Forestier (1988-2015), un changement important dans la gestion de l’arbre comme ressource naturelle et envisage une promotion de la valorisation de la biodiversité.
En effet, à travers ces orientations, le Gouvernement affirme sa ferme volonté de parvenir à une gestion durable des ressources forestières du pays. Ces orientations se décrivent dans l’idée directrice de responsabiliser tous les acteurs privés en encourageant aussi bien la propriété privée des forêts que la participation des privés à l’utilisation et à la gestion des forêts. En dépit de cette orientation vers la participation du secteur privé, le Gouvernement n’abandonne pas pour autant son influence et son contrôle sur ce secteur. Il est conscient des avantages sociaux et environnementaux des ressources forestières.
En ouvrant la gestion des forêts classées à des partenaires privés, l’Etat se désengage progressivement du financement des opérations de conservation et de réhabilitation. Le transfert de la propriété de l’arbre aux paysans et l’accès de ceux-ci à la gestion des ressources ligneuses et non ligneuses de la forêt constituent une avancée significative vers une responsabilisation plus accrue des populations à la gestion rationnelle des ressources naturelles.

Le recentrage des activités de gestion forestière sur les espaces forestiers les mieux conservés et le regroupement et la contractualisation des occupations agricoles dans les forêts classées devraient assurer une cohabitation provisoire et permettre d’envisager un règlement définitif du problème des implantations agricoles en forêt classée.
Cette reforme sera accompagnée par des modifications importantes dans l’organisation générale du secteur forestier.

Plan d’action

Ces objectifs et le plan d’actions élaboré pour la mise en œuvre de la nouvelle politique forestière, s’articulent autour des grandes orientations fixées par le gouvernement. Pour chaque orientation fixée par la déclaration de politique forestière, il est question de définir des objectifs et identifier des actions à mettre en œuvre. La finalité est d’arriver à une gestion rationnelle des ressources forestières pour le bien-être des populations et pour le développement durable de la filière bois.
Ces actions qui découlent des objectifs à atteindre suivant les orientations stratégiques définies en matière de politique forestière sont consignées dans le tableau ci-après:

Tableau 3: Orientations -ë Objectifs - Actions

 

 

ORIENTATIONS

OBJECTIFS

ACTION A MENER

I. Gestion de la

ressource ligneuse

dans le domaine rural

 

 

Gestion durable du patrimoine forestier en zone rurale;

Promotion de la foresterie privée et collective;

Crétion de complexes sylvo-industriels.

Développer la petite entreprise de travaux forestiers

Mettre en place des comités de gestion des forêts du domaine rural

Délimiter les reliques de forêts protégées dans le domaine rural

Organiser la propriété

Delopper les plantations forestières en zone rurale

Mettre en oeuvre le partenariat pour la gestion des ressources forestières

Mettre en place une base de données forestières

II. Approvisionnement des filières de transformation du bois

Pérennisation de la filière;

Accroissement du potentiel de bois d'oeuvre

 

-Evaluer la ressource "bois"

-Créer un observatoire du bois

 

IV. Valorisation des potentialité environnementales

 

Promotion pour l'émergence de services environnementaux

Sensibilisation et mobilisation des acteurs et les populations

Mettre en place un cadre règlementaire

répertorier les différents sites de conservation de la diversit

 

2ème scénario: C’est celui qui s’impose au cas où dans la réalisation du premier, la volonté politique clairement exprimée n’est pas complètement mise en œuvre.
Dans ce cas, des paramètres sociologiques qui consistent à accorder la priorité aux ivoiriens et l’appartenance des terres forestières aux populations locales constituent un obstacle à sa réussite, dans un cadre de réconciliation nationale mal engagé et qui polarisent les énergies et rendent difficile le règlement de la question paysanne en forêts classées et dans les aires protégées.
Une telle situation même si elle a l’avantage de bénéficier des nombreux acquis du secteur, notamment l’émergence d’une foresterie privée grâce à la création de forêts collectives et le rôle du paysan en tant qu’opérateur de la filière, est source de conflits entre paysans, opérateurs privés et administration. Ces conflits sont imputables à la gestion de la ressource actuellement disponible, à la disponibilité des terrains à reboiser ainsi qu’aux moyens à mettre en œuvre pour la conduite des peuplements à leur terme.
Le Plan Directeur du Développement Agricole 1992- 2015 adopté par le Gouvernement s’est fixé comme objectifs: l’amélioration de la compétitivité, notamment par l’accroissement de la productivité, la recherche de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire. Malheureusement, compte tenu du faible taux de rendement en milieu paysan et des techniques culturales non encore améliorées, l’atteinte de ces objectifs passe nécessairement par une augmentation des superficies cultivées. Cette augmentation de superficie va se faire au détriment de la forêt qui connaîtra une réduction plus prononcée à l’horizon 2020.
La propriété de l’arbre au paysan implique une augmentation substantielle du prix de la matière première ligneuse préjudiciable au marché local. Le désengagement de l’Etat et l’émergence d’un secteur privé dynamisé par l’absorption des petits opérateurs ne pouvant plus faire face à la concurrence, n’entraînera, certainement pas, de gros investissements dans le secteur ; au contraire, il engendrera des déséquilibres importants face à une administration affaiblie de toute part par l’insuffisance de ses effectifs, le manque de moyens financiers et matériels appropriés nécessaires pour assurer une surveillance et une gestion efficace, avec un personnel démotivé.
Plan d’action

Tableau 4: Orientations ム Objectifs ム Actions

 

ORIENTATIONS

OBJECTIFS

ACTION A MENER

1. Gestion de la Ressource ligneuse

 

Promotion de l'utilisation du gaz butane

Créer des coopératives de travaux forestiers

Mettre en place des comités de gestion de forêts du domaine rural

Susciter des partenariats entre industriels et paysans et ONG pour une meilleure exploitation de la ressource

Sensibiliser les populations et vulgariser l'utilisation du gaz

�3. Gestion des forêts et des zones sèches

Prise en main

Protection de l'ensemble des forêts.

Aménagement forestier

Utilisation durable des ressources forestières

D四imiter et aborner des FC et les PN

Restaurer les zones dégradées

Limiter les nouvelles infiltrations par une surveillance plus accrue

Former, recycler et motiver le personnel technique

4. Gestion des reboisements villageois

Constitution d'un domaine forestier privé

p�romotion de l'agroforesterie

Réaliser des reboisements communautaires

Associer le reboisement aux activités agricoles

Mettre en place un système de gestion et suivi des reboisements déjà réalisés dans le domaine rural

�5. Législation forestière adaptée aux reformes actuelles

Création d'un cadre règlementaire appropri

�Actualiser le code forestier

Définir de nouvelle conditions d'exploitation et de vente de bois dans le domaine rural

Elaborer un cahier des charges pour la réalisation, le suivi et le financement des reboisements privés ou communautaires

 

6. LA PART DE « MA FORET »

Si nous tenons compte de tout ce qui a été dit plus haut, il n’y a pas d’autres solutions que le reboisement effectif des zones très touchées par la déforestation.Les plantations forestières réalisées dans le domaine rural, du fait de la mise en œuvre de la reforme de l’exploitation forestière de 1995,atteigne aujourd’hui les 40.000 ha et pourrons, selon les estimations, dépasser les 100.000 ha d’ici 2020 ; Il faut donc accompagner ces actions en créant plus de forets villageois, par eux-mêmes et pour eux même.Nous optons donc pour un reboisement pur et simple, pour mieux gérer les problèmes qui pourront éventuellement faire surface.
Nous ambitionnons de mettre sur place :

  • Un système d’éducation pour l’environnement

  • Des sorties détentes de reboisement(organisations de jeu, cross-vélo) pour emmener l’homme à remarquer les changements de son environnement.

  • Créer un jardin arboral pour accompagner les recherches sur la biodiversité à l’exemple du jardin botanique de Bingerville

  • Aider les paysans à utiliser moins d’espace avec l’apport des produits- phytosanitaires

Tout ceci aura pour conséquence la création d’emplois jeune et de vacances ;La création de richesse pour la population cible, donc amélioration des conditions de vie de nos parents au village.Comme Les organisations non gouvernementales(ONGs) par contre sont d’assez récente création et ont des actions encore marginales dans le secteur. En dehors de quelques-unes qui émergent, la plupart des ONGs du secteur forêt et environnement sont très timides et ont des actions limitées. Avec une meilleure organisation et des programmes cohérents, elles pourront certainement dans le futur avoir un impact important sur le développement du secteur.

NOS BESOINS

Besoin de financement de nos projets
Besoins de véhicules
Besoins de matériels de bureau
Besoins de conseils
De brouettes
Machettes
Citernes pour y conserver l’eau (au moins 5)
Apport de tous ceux qui savent quelque chose sur la protection de la nature

 

 

I)Situation Géographique de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est située dans la zone intertropicale en Afrique de l’ouest. Son territoire s’inscrit dans une aire de 6 de côté, entre 4° 30’ et 10° 30’ de latitude nord et entre 2° 30’ et 8° 30’ de longitude ouest. Sa superficie est de 322 463 km2. Le pays est bordé au nord par le Burkina Faso et le Mali, au sud par l’océan atlantique, à l’est par le Ghana et à l’ouest par la Guinée et le Libéria. Le relief est peu accidenté. Il est constitué essentiellement de plateaux sur les 4/5 du territoire. Ce relief croît en altitude du sud vers le nord et de l’est vers l’ouest, où se rencontrent des montagnes et des hautes collines. Les sols appartiennent, dans leur quasi-totalité, aux types ferralitiques fortement ou moyennement désassurés. Le climat est du type tropical humide dans le sud et de type soudanien dans le nord. Le réseau hydrographique est important. Quatre bassins principaux drainent plus de 30 milliards de m3 d’eau par an.

 
Translation Note: The Francés version of this content is being displayed because the Español translation is unavailable.